TRANSFIGURING

Le livre d’art présentant le mouvement Transfiguring 

180 pages
Format 23×29 cm
Préface de Christian Noorbergen
Prix 36€ frais de port compris

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Passant par une phase d’immatérialité, l’image numérisée devient virtuelle et c’est à ce moment précis qu’elle s’érotise – elle est investie de désir – avant de prendre une nouvelle forme. On aura compris que les images produites ne naissent pas ex-nihilo, elles ont une mémoire plastique. Elles perpétuent l’architecture de formes préexistantes, de référents, fussent-ils oubliés. Elles sont les mémoires d’une réalité virtuelle primitive. En ayant recours à des matériaux discontinus (des lanières, des trames micro-perforées), l’artiste masque autant qu’il dévoile.

Il met un terme à la linéarité du regard, il en perturbe le parcours. En effet, outre ses propriétés plastiques de morcellement et de dispersion, la trame joue la fonction de filtre qui ne laisse passer qu’une partie de l’image. En la subdivisant, elle sélectionne, sur un mode aléatoire, le visible, créant ainsi des surprises et des découpages inattendus.

S’interposant entre l’image et l’œil du spectateur, elle agit comme un balayage qui compromet toute tentative d’identification réaliste.

La trame, fidèle à son étymologie, intrigue, complote, obligeant le spectateur à s’interroger sur le sens de son regard, sur ce qu’il dérobe, ce qu’il arrache à la part d’ombre… » Claude Gache, écrivain C’est depuis le tout début des années 2000 qu’Olivier de Cayron approfondit cette démarche qui mêle séquençage des images et utilisation du micro-perforé (trame industrielle), du plexiglass et de l’entretoise – afin de décaler le micro-perforé de l’image initiale – pour créer une vibration visuelle indispensable à la recherche d’œuvres évolutives.

En obligeant le spectateur à adopter une attitude particulière pour observer l’œuvre, le travail d’Olivier de Cayron se rapproche de l’art optique, même si, comme le lui disait Julio le Parc, co-fondateur, en 1963, du Groupe de Recherche en Art Visuel, le Cinétisme et l’Op Art ont des expressions plutôt abstractives.

Co-directeur depuis 25 ans de la revue ArtScènes et créateur en 2011 de la manifestation Baltart-Contemporain, Olivier de Cayron a pu saisir de près les interrogations et les motivations des photographes plasticiens aujourd’hui, et constater le retour à une forme de figuration, ou plus précisément une forme de narration, au-delà des expérimentations formelles et techniques. En tant qu’artiste, il s’inscrit pleinement dans cette démarche innovante qui fait dialoguer recherche optique et esthétique narrative, en associant les nouvelles technologies avec une poétique qui façonne l’œuvre de l’intérieur.

 

Olivier de Cayron extrait du livre TRANSFIGURING juin 2018